mardi 12 septembre 2017

Soirée Les Acteurs de Cannes à la MJC Picaud




Dans le cadre des festivités des 70 ans de Festival à Cannes, Les Acteurs de Cannes et la MJC Picaud entourés de la Commission du Film Alpes-Maritimes Côte D'Azur, du BTS Audiovisuel du Lycée Carnot, de Films 06 et de Bristol TV, vous invite à la soirée du 6 octobre 2017 à 20h pour une soirée projection de court-métrages et de films en réalité virtuelle.

Programmation :

- "Résonances" de Jean-Paul Gabert 
Avec Jennifer Maria, Arsène Jiroyan et Anthony Aguilar
 
- "Mission Invisible 1" de Sylvain Robin
Avec Yann Lerat, Valérie Drevon et Anthony Aguilar
- "Mission Invisible 2" de Sylvain Robin
Avec Yann Lerat, Marie-Amel Karraï, Ludivine Denane et Jean-Claude Braganti
 
- "La lettre" de Julien Bonnaud dirigé par Pierre-William Glenn
Avec Ludivine Denane et Yann Lerat
 
Entracte accompagné d'un verre de l'amitié offert, et des films promotionnels en réalité virtuelle de la Côte d'Azur réalisés par David Guiraud de Films 06 avec Marie-Amel Karraï et Julien Croquet 
 
- "Un homme comme les autres" de Sylvain Robin
Avec Jean-Claude Braganti, Yann Lerat et Ludivine Denane
 
- "Robert et Raymonde" 
épisode 1 de François Douziech
Avec Alexandra Marion et Richard Zanca
- "Robert et Raymonde" épisode 2 de François Douziech
Avec Jennifer Maria et Jean-Claude Braganti 
 
- "Dans la peau d'Arsène" de Daniel Rocchia
Avec Arsène Jiroyan

- Bande annonce de la web-série "Burn Out" de Julien Bonfanti et Marie Barret
Avec Ludivine Denane, Arsène Jiroyan et Yann Lerat


jeudi 20 juillet 2017

Yann Lerat interviewé par Suzanne Shojaei

Yann Lerat
© Sud Photo Studio Cannes


Suzanne Shojaei : C’est donc vous, le papa de l'association Les Acteurs de Cannes ?
Yann Lerat : Oui, en quelque sorte, même si c'est le fruit d'un travail collectif. Les collectifs d'acteurs étaient à la mode à Paris il y a quelques années et on commençait à voir émerger l’économie collaborative. Ça répondait à un état d’esprit. Et puis je voulais que les comédiens soient représentés à la mairie de Cannes, comme ça se faisait au bureau des tournages de Strasbourg, par exemple. Je voulais aussi faire venir des coachs de comédiens, il fallait donc une structure légale. La mairie m’a proposé de créer l’association, alors je me suis lancé.

Êtes-vous, vous-même, originaire de Cannes ?
Pas du tout ! Je suis né à Paris, originaire d’Alsace et je me suis installé à Cannes en 2009 parce que mon compagnon s'y était installé.

Il faudrait des kilomètres de parchemins pour énumérer toutes vos expériences. Théâtre, cinéma, publicité, télévision, court-métrage, clip... Rien ne vous arrête ?
C’est par opportunité, en fait. Je ne rechigne sur rien, à partir du moment où le projet m’intéresse. Tout est intéressant dès lors qu’on aime changer de peau. Quand on me demande de refaire ce que j’ai déjà fait, je ne dis pas non, mais ça n’est pas le plus intéressant.

Donc vous recherchez toujours la nouveauté ?
C’est vrai que la nouveauté est plus stimulante, oui.

Vous avez forcément une préférence...
Pas nécessairement sur le format. C’est surtout les personnages. Pour les petits rôles, bon, tu fais ton job. Mais ce qui est bien, c’est quand tu dois composer ton personnage, sa psychologie. Quand tu te poses la question « pourquoi marche-t-il comme ça ? », « quelle est son enfance ? », « quels sont ses traumatismes ? ». Le jour-J, quand tu arrives sur le plateau, il faut déjà être habité. Le personnage est construit par pleins de petits détails, qui se travaillent en amont. Et construire un personnage permet aussi de se connaître soi-même. J’ai eu une éducation catholique, où on culpabilise beaucoup. On est beaucoup dans le jugement. Mais quand tu travailles un personnage, tu ne le juges pas, même le pire des salauds.

Quelle est l’expérience que vous n’êtes pas prêt d’oublier ?
C’était quand je commençais sur scène. J’étais une statue grecque, j’étais nu sur scène. Enfin, j’avais un petit string blanc et mon corps était recouvert de poudre de magnésie pour donner l’aspect d’une statue. Cette expérience restera parce que, déjà, j’étais à poil, et puis parce qu'il y avait aussi un collègue en-dessous de moi, sous une estrade qui avait de quoi mater !

Et l’expérience que vous préfèreriez oublier ?
Je me suis cassé le poignet, sur un court-métrage étudiant tourné il y a quelques années à Paris. Je devais jouer une crise de folie et dans mes gesticulations, je suis tombé d’un canapé et je me suis cassé le poignet. On a continué le tournage parce qu’il fallait qu’on termine dans les temps.

Avez-vous un projet que vous aimeriez réaliser à tous prix ?
Oui, être une femme ! J’adorerais ! Si possible, une femme qui a existé parce que tu dois vraiment étudier sa personnalité. Là, comme ça, je pense à Jackie par exemple (de Pablo Larrain, ndlr), interprétée par Natalie Portman. Incarner un personnage historique est une vraie performance, plus que pour un personnage de fiction, que tu inventes toi-même avec le réalisateur. Un personnage historique, c’est un challenge supplémentaire.

Sur les réseaux sociaux, vos profils sont saturés de publications sur le cinéma. Vous mangez, dormez, respirez cinéma ?
Ouais ! (rire) Quasiment, oui. Quand on fait un métier par vocation, c’est comme un trait de caractère. Tu es comédien quand tu te lèves le matin, quand tu vas manger, quand tu vas te coucher le soir... Dans tout, en fait. On peut ne penser qu’à ça, 24h/24.

Vous habitez sur la Côte d’Azur, vous êtes donc aux premières loges à chaque Festival de Cannes. Ça vous plaît, cet aspect bling-bling du métier ?
Non, pas spécialement. Ça peut être sympa, mais ce qui est intéressant, surtout, c’est que les professionnels sont là. Le côté bling-bling fait partie de la légende donc il faut jouer le jeu.

Vous êtes également membre de plusieurs jurys. Lesquels ?
Cette année, j’ai fait partie du jury d’un festival de théâtre de La Skema, qui est une grande école commerciale. J’ai vu des petites compagnies de jeunes très doués. J’ai aussi participé au jury de l’école Miroir, dont l’objectif est de mettre en avant des jeunes qui n’auraient pas forcément accès aux métiers du cinéma, par leurs conditions sociales par exemple. Ça reste très cher, même si le conservatoire ne l’est pas, les autres écoles le sont. Le Cours Florent, c’est 400 euros par mois, pour d’autres formations ça peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois.
J’ai aussi fait partie d’un jury de festival de courts-métrages réalisés en 24 heures. C’était sympa ! Au début, ça fait un peu peur parce que je me suis demandé si j’étais assez vieux pour ça. Bon, j’ai 40 ans, c’est peut-être une forme de reconnaissance !

Votre référence dans le cinéma ?
J’aime beaucoup Sean Penn (The Game, Accords et Désaccords, 21 grammes, The Tree of Life, ndlr). Surtout quand il interprète des personnages assez éloignés de lui. C’est John Malkovich (Les Saisons du Cœur, La Déchirure, Les Liaisons dangereuses, L’Echange, ndlr) qui m’a donné envie de faire ce métier. J’aime aussi Jack Nicholson (Vol au-dessus d’un nid de coucou, Shining, Les Infiltrés, ndlr). Aussi bien pour sa carrière que pour sa personnalité. Il est très classe, très humble, très généreux. C’est quelqu’un que tu peux apercevoir sur la Croisette, allongé sur un banc à faire la sieste !

Un réalisateur ou un acteur avec lequel vous aimeriez travailler ?
Xavier Dolan (Laurence Anyways, Tom à la ferme, Mommy, Juste la fin du monde, ndlr). Son travail peut donner l’impression de « masturbation psychologique » comme j'ai pu le lire dans la presse mais je trouve ça très intéressant. Moi, ça me parle. En plus, il a déjà mis en scène un homme qui veut se transformer en femme ! Mais bon, on ne travaille pas dans la même cour. Je bosse essentiellement en province, je n’ai pas accès aux mêmes castings qu’à Paris, Montréal ou New York.

Vous vous mettez des barrières ?
Non ! C’est peut-être à moi d’aller vers lui. Oui, tiens... Peut-être ! S’il lit cette interview, il verra que quelqu’un a envie de travailler avec lui.

Votre plat préféré ?
Les pâtes. Si possible, sans farine de blé donc les pâtes sans gluten, avec de la farine de maïs. Ça, j’adore ! Accompagnées d’un bon verre de Bordeaux, une noisette de beurre, du sel, du poivre et du fromage râpé... C’est top ! 

jeudi 13 juillet 2017

Marie-Amel Karraï interviewée par Suzanne Shojaei

Marie-Amel Karraï

© Sophie KRIEF
Vous êtes la plus jeune de Les Acteurs de Cannes ?
Oui, j'ai 22 ans.

Vous vivez sur la Côte d’Azur. Mais vous êtes aussi franco-tunisienne. Quelle est votre histoire ?
Je suis née en Tunisie, j’ai été adoptée là-bas à l’âge de quatre mois. Ensuite, mes parents ont divorcé. Ma mère est venue habiter en France, à Cannes.

Vous découvrez le théâtre à l’âge de 7 ans. À quel moment vous êtes-vous dit que ce métier était fait pour vous ?
Depuis le début. J’ai toujours aimé monter sur scène, apprendre des textes, des rôles différents. Il n’y a jamais de routine. Ça me permettait de m’évader, de m’exprimer, et de prendre confiance en moi. J’ai passé le BAC théâtre, au lycée Bristol de Cannes. À l’école, je ne suis pas forcément « une tête ». Le théâtre était vraiment la seule chose pour laquelle je me sentais forte.

Et aujourd’hui ?
J’ai dû arrêter le théâtre, car j’étais également présidente d’une association étudiante à Nice. Donc je n’arrivais plus à faire les deux en même temps. C’est aussi à ce moment que je suis entrée aux Acteurs de Cannes. Ils me proposaient des petits courts-métrages.

Votre choix de carrière, c’est donc le cinéma ?
Oui, complètement. Je préfère le cinéma parce qu’on peut voir le résultat de notre travail, et assez rapidement. Au théâtre, on travaille pendant des mois sur un projet. C’est différent.

Le monde du cinéma ne vous fait pas peur ?
Effectivement, j’ai eu une mauvaise expérience. C’était lors de ma première figuration dans un film, Les Gorilles de Tristan Aurouet. Le dernier jour de tournage, on m’a proposé d’être la doublure de l’actrice principale. Et la fille que j’hébergeais a fait un scandale auprès de la production en disant qu’elle avait annulé ses billets pour rentrer à Paris parce qu’on le lui avait proposé avant moi, que ça ne pouvait pas être moi... À cause de ça, ils n’ont donné le rôle à personne. Je faisais ça pour montrer ce que je savais faire au réalisateur. Elle faisait ça pour les sous, moi pas du tout. C’est là que j’ai vu que c’était vraiment un monde de requin. Heureusement, j’ai des gens qui me soutiennent autour de moi.

Vous avez aussi de bons souvenirs ?
Oui, beaucoup ! Par exemple, le court-métrage Spirales, que l’on a réalisé pour le «48 Hour Film Project ». J’ai adoré cette expérience, même si on a beaucoup tourné, que ça a été dur et fatigant. Refaire les scènes plusieurs fois, jusqu’à ce qu’on soit satisfaits, les moments de fous rires, les courbatures après les scènes de combat... Et puis cette scène, où on devait me lancer le sang sur le visage. Impossible de faire ça en plusieurs prises, puisqu’on devait réaliser le court-métrage en 48 heures !

En parallèle de vos activités d’actrice, vous travaillez en tant qu’hôtesse d’accueil pour des salons ou des soirées dans des grands hôtels de la Côte d’Azur. Pourquoi ?
Pour gagner des sous. Je me fais aussi des contacts, parce qu’en septembre je pars à Paris pour une licence Évènementiel à la Sorbonne. Je sais que c’est à Paris que tout se passe pour le cinéma. J’y vais au culot !

Pourquoi avoir un diplôme dans l’évènementiel si vous voulez faire du cinéma ?
Parce que l’évènementiel est aussi une passion ! Et aussi parce que je veux un plan B si je n’ai pas de job stable dans le cinéma. Si ça n’est pas le théâtre, ce sera l’évènementiel et ça me plaira aussi. Mais j’aimerais quand même qu’un jour, un réalisateur me dise : « Marie-Amel, tu es douée et c’est toi que je veux dans mon film ».

Vous êtes également amatrice de danses. Lesquelles ?
J’ai fait du hip-hop beak dance, de la danse orientale, hindoue, et du classique.

La danse, pour une actrice, c’est un atout ?
Ah oui ! Un jour, il peut y avoir un casting où la production demande que l’actrice sache danser. Avoir une expérience dans la danse peut toujours faire la différence. Plus on a de cordes à notre arc, plus on a de chances d’avoir les rôles que l’on veut.

Votre plus grande peur ? Votre phobie ?
Je suis émétophobe, j’ai la phobie du vomi ! Quand j’en vois, je me mets à pleurer, je perds tous mes moyens. Je panique, en fait. J’ai vu un psy, j’ai fait un peu d’hypnose, mais rien n’y fait. Ça me gâche la vie. Par exemple, je n’aime pas aller en boîte parce que potentiellement certaines personnes peuvent vomir.

Votre chanson ou morceau préféré(e) ?
J’adore « L’Envie d’aimer », des Dix Commandements. Je l’ai dans mon téléphone et je la mets parfois dans la voiture. J’aime bien aussi « Pour que tu m’aimes encore », de Céline Dion. 

jeudi 6 juillet 2017

Maud Clavier interviewée par Suzanne Shojaei

Maud Clavier
© Melle Mary

Qu’est-ce que c’est, « Clap & Zap » ?
C’est une société de production qui fait des films en vidéo 360°. J’ai créé la boîte il y a trois ans, après avoir découvert cette technologie avec mon associé (Charles-Henri Marraud des Grottes, ndlr). On a fait des courts-métrages, on fait aussi des films commerciaux et institutionnels.

Vous êtes présidente de cette société. La technologie vous intéresse ?
On n’est pas tellement fans de technologies, mais c’est une nouvelle façon de raconter des histoires et de faire des films, de créer. Et c’est ça qui nous a plu.

On ne peut pas exercer son métier en-dehors de son temps, selon vous ?
On peut passer à côté. Mais ça nous a fascinés, en fait ! Certains font de la production très classique et tant mieux, on en aura toujours besoin. Comme le monde évolue, on aura aussi un jour la nécessité d’utiliser les nouvelles technologies.

Après la vidéo 360°, quel est le projet que vous aimeriez réaliser ?
En allant à des salons technologiques, j’ai découvert l’intelligence artificielle, les hologrammes, la réalité augmentée. Tout ça m’intéresse, alors peut-être qu’un jour je ferai des fictions en réalité augmentée ! Ça peut être rigolo.

Avez-vous encore le temps de jouer dans des films ?
J’ai le temps de jouer dans les films que je produis. J’ai joué dans le dernier film qu’on a fait, Le Dernier héros, et également dans le premier court-métrage. En fait, je n’ai plus vraiment le temps d’aller fouiller dans les annonces. Des amis m’en envoient donc je réponds à des offres mais j’ai moins de temps pour m’investir. Par contre, si on m’appelle pour des projets, je le fais sans problème!

Vous avez fait beaucoup de cinéma. Aujourd’hui, vous travaillez surtout dans la production. Avez-vous aussi joué au théâtre ?
Oui, beaucoup. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai commencé, avec un master de théâtre. C’est quelque chose que j’adore mais là, ça fait longtemps que je n’ai pas pu en faire parce que ça demande un énorme investissement. Il faut faire partie de la troupe à temps plein, tandis que quelques jours suffisent pour jouer dans un court-métrage. Mais le théâtre me manque ! La scène, surtout. Si je me lançais de nouveau dans l’aventure, j’attendrais d’être entièrement disponible.

Qu’est-ce que vous aimez, dans le théâtre ?
Le retour du public. J’ai joué beaucoup de comédies, de sketchs. Entendre les gens rire en direct, c’est jouissif ! Tout ça, sans être coupée dans mon jeu. Quand il y a une interaction avec le public, on peut même improviser dessus. Au cinéma, tout est plus technique et plus segmenté. On joue telle ou telle phrase, tel ou tel plan. On est moins à 100%, alors qu’au théâtre où on est pleinement dedans.

Quel est l’intérêt, pour vous, de faire partie des Acteurs de Cannes ?
J’ai aimé l’état d’esprit du groupe, dès que je l’ai intégré. C’est comme une troupe de théâtre, mais pour le cinéma. On se voit souvent, on se donne les bons plans, parfois on joue dans des pièces ou des scénettes ensemble. C’est intéressant aussi parce qu’aujourd’hui, j’ai toujours un pied-à-terre dans le sud.

Car vous ne vivez même plus à Cannes !
Non, je vis dans le nord, à Tourcoing. Mais je reviens régulièrement dans la région de Cannes.

Julie Clavier, c’est votre sœur ?
Oui, c’est ma grande sœur. Elle a deux ans de plus que moi, et elle a décidé d’être réalisatrice dès son adolescence. On faisait des clips, des parodies ensemble. Par exemple, on a écrit un court-métrage qui s’appelle L’Homme idéal, dans lequel je joue huit femmes différentes. Grâce à elle, j’ai pu avoir d’autres rôles.

Le cinéma, c’est un truc de famille chez les Clavier ?
Disons qu’on est toutes les deux des extraterrestres dans la famille ! Ma mère était prof et mon père businessman. J’ai découvert le théâtre en atelier, quand j’étais en 5ème au collège. Et ça m’a donné envie d’en faire mon métier. Ma sœur a eu sa première caméra à 14 ans. Elle s’amusait à tout filmer. Elle réalisait déjà des films !

Vous parlez français, anglais... et swahili ?!
Effectivement ! C’est une langue qui se parle en Afrique de l’Ouest et notamment en Tanzanie. Mon père a été muté un moment dans ce pays, alors je suis allée travailler là-bas. J’ai repéré un bateau, le Liemba. J’en ai parlé à ma sœur, qui a voulu en faire un documentaire. Elle m’a proposé d’être assistante réalisatrice et interprète. Donc trois mois avant de partir en tournage, j’ai appris le swahili avec un prof à Paris. Une fois là-bas, c’est moi qui faisais toutes les interviews et la traduction du documentaire.

Donc vous êtes trilingue !
Oui ! (rire) Bon, ça fait quatre ans que je n’ai pas pratiqué. Mais en peu de temps, je pense que je pourrais le retrouver assez vite.

Vous êtes allée au Hellfest, cette année. Vous êtes fan de métal ?
Oui, j’aime bien ! J’en écoutais plus quand j’étais ado, et là c’était pour l’anniversaire de ma sœur. Comme on aimait cette musique étant plus jeunes, on s’est dit qu’on irait découvrir les nouveaux groupes, en immersion dans le festival. C’était super bien !

Vous savez screamer (technique vocale du heavy metal, cri rauque ou aigu, ndlr) ?
Oui ! On a même fait du pogo ! C’était excellent !